Newsletter Beyond Human Capital n°51

La newsletter dédiée au capital humain

Beyond Human Capital n°51, Mars 2018

Formation professionnelle : mention AB pour l’élève Pénicaud

Mention assez bien pour la réforme de la formation professionnelle

La réforme de la formation professionnelle présentée début mars par Muriel Pénicaud va dans le bon sens. Le nombre d’OPCA diminue, les URSSAF prennent la collecte du prélèvement formation, la gouvernance est confiée à un organisme national unique : le système s’allège et gagne en cohérence. Le CPF est monétisé et le salarié en dispose librement s’il se forme en dehors de ses heures de travail : c’est concret, pédagogique et responsabilisant.

Je pense toutefois que les régions auraient dû jouer un rôle central dans la gouvernance : elles sont en prise directe avec leurs bassins d’emplois et leurs besoins en compétences. Autre réserve, le mot « employabilité » est absent. Or, c’est pour moi le point-clé, qui devrait focaliser l’attention des entreprises et des actifs : développer les compétences dont on a besoin aujourd’hui, et se donner les moyens de les adapter aux besoins de demain. On progresse, mais le plus dur reste à faire.

Devenir membre du CODIR, une sacrée marche à gravir

J’accompagne la prise de poste d’un manager promu directeur et membre du CODIR. Comme toujours en pareil cas, les points de vigilance sont multiples. Le nouveau directeur doit changer sa manière d’être, de communiquer, de décider, sans pour autant prendre de haut ses anciens collègues. Son rôle n’est plus d’atteindre des objectifs annuels mais de négocier, de coordonner, d’influencer, dans une perspective à plusieurs années. Enfin, il est exposé au risque : ses décisions sont attendues de tous et toute contradiction sape sa crédibilité.

Bien peu de nouveaux dirigeants parviennent seuls à prendre leurs marques dans un tel contexte. Ils ont besoin d’être épaulés par un membre du CODIR ou par un coach. L’idéal ? Commencer avant la prise de poste, pour que les premières semaines soient un succès et que l’intéressé gagne vite en assurance.

Changez, éliminez !

Si votre organisation ou votre activité vivent des changements importants, résistez au réflexe qui consiste à alourdir et à compléter l’existant : allégez et simplifiez !

Je ne parle pas ici de refonte de l’organigramme ou des processus. Je pense à ces habitudes, voire ces rituels que le temps a vidé de leur sens. Ce reporting mensuel de cinq pages que personne ne lit, pourquoi ne pas le réduire à une page ? Cette réunion qui ne sert à rien, doit-elle être maintenue ? Cette autre réunion qui s’éternise à chaque fois, doit-elle aborder tant de sujets ? Ce service qui concentre trop de tâches, pourquoi n’en délègue-t-il pas certaines ?

Une telle démarche apporte les mêmes bénéfices qu’une cure de remise en forme : énergie, optimisme, efficacité accrue. Tentez l’expérience et vous constaterez qu’elle facilite les transformations en cours, en supprimant des opérations sans valeur ajoutée. Le printemps arrive : changez, éliminez !